George_III-Napoleon

La preuve, c’est George III qui a déclaré la guerre !

La preuve définitive, soigneusement cachée 1 depuis la chute de Napoléon 1er, est réapparue ! Une lettre manuscrite du roi d’Angleterre George III, du 14 mai 1803, déclarant la guerre à la France.

Et en voici le contenu en anglais :

« The King has perused the dispatch and private letter from Lord Whitworth and the Enclosures with as much rapidity as possible to return them to Lord Hawkesbury ; the conduct of France has been equally unfair to the last and though conscious of the Evils that must be entailed on many Countries by the renewal of War, yet the conviction that by the restless disposition of the Ruler of France this event could not long have been kept off, it seems necessary to attend alone to the best modes of repelling the violence with effect, and the attacking those objects which our present means render attainable. The King will remain in Town to execute any Steps that the present moment may require. George R. ».

Quelle triste nouvelle ! Une preuve irréfutable diffusée d’abord sur Fox News le 10 janvier 2019 à la suite de la vente aux enchères de Cheffins Cambridge, puis exposée en détail, ici, sur Vox Napoleon, la déclaration de guerre.

Cette révélation a dû jeter le trouble au quartier général de la Fondation Napoléon, et c’est un sacré coup dur pour les détracteurs compulsifs de Napoléon, ce qui fait vraiment beaucoup de monde !

Cette lettre confirme ce que les vrais napoléoniens – ceux dont Thierry Lentz, avec ce ton condescendant qui lui est propre, dit qu’ils sont des « nostalgiques » – savaient ou devinaient depuis longtemps : ce sont bien les Anglais qui ont déclenché les hostilités contre la France de Napoléon !

Si cette vente me fut effectivement une surprise, le contenu de la lettre, lui, m’était familier depuis longtemps : il figure, en effet, mot pour mot dans mon manuscrit Petit Dictionnaire des Gros Mensonges sur Napoléon, qui avait été bloqué sur intervention, alors en cours de fabrication aux éditions Plon. Je me demande encore bien pourquoi…

Le cynisme éhonté de George III

Quand on connaît toutes les concessions faites par le Premier Consul pour obtenir ce traité indispensable à la paix qu’il voulait voir s’établir en Europe, on ne peut qu’être incrédule devant le cynisme éhonté et la mauvaise foi du souverain britannique, et a fortiori de son Premier Ministre dont il ne fait que retranscrire la parole.

Que représente cette lettre ? Charles Ashton, directeur de la salle où a été vendu le document, répond :

« Cette lettre est un moment décisif de l’histoire, qui dévoile l’intention du roi de déclarer la guerre à la France et à Napoléon. Alors que les relations entre la France et la Grande-Bretagne s’étaient détendues depuis le traité d’Amiens en mars 1802, cette lettre marque la fin des négociations de paix, et renferme les instructions sans équivoque du roi pour entrer en guerre. »

Et, en guise de travaux pratiques : Sa Majesté George III ordonne, en outre, qu’il sera mis un embargo général ou arrêt sur tous les bâtiments appartenant aux républiques française et batave, quels qu’ils soient, qui se trouvent présentement ou qui pourront venir dans les ports, havres ou rades du Royaume-Uni…, ainsi que sur les personnes et marchandises trouvées à bord des dits bâtiments.

Cela s’appelle un acte de piraterie ! Imaginons l’inverse…

Une étoile de piètre grandeur

Ne soyons pas beaux joueurs, ils sont trop arrogants et de mauvaise foi. Cette lettre a été vendue £11,430, soit 12,800 €. Quand on connaît les prix atteints par le moindre document décoré de la célèbre griffe « N », c’est dérisoire.

À côté de celui à qui il a déclaré la guerre – et pas n’importe quelle guerre puisqu’elle durera 11 années – le roi d’Angleterre, qui paiera les autres monarchies pour se battre à la place de son pays, est une étoile de piètre grandeur.

Imaginez le prix qu’atteindrait la lettre du 2 janvier 1805 par laquelle Napoléon offrait, lui, la paix à l’ennemi héréditaire…

Remise en cause des 200 ans de désinformation ? Sans être pessimiste, je doute fort que cet aveu remette en cause – ce serait dommage ! – cette écœurante désinformation qui a sali l’histoire du Premier Empire, sans que personne ne s’y oppose, y compris et surtout ceux à qui, un jour, l’industriel Martial Lapeyre 2 a donné tous les moyens matériels et financiers pour, sinon encenser, du moins rendre justice à l’homme Napoléon. Mais surtout pas pour l’avilir !

Faire partager cette lettre est essentiel

Cela me donne l’occasion de reproduire une fois de plus la conclusion de ma réponse à ce journaliste anglais du Telegraph, Dan Snow, qui attaquait grossièrement le « dictateur brutal et impitoyable » :

« C’est vous, ministres conservateurs du gouvernement Pitt et successeurs, qui, en rompant délibérément la paix d’Amiens au mois de mai 1803, et en dédaignant les offres de paix que Napoléon vous a faites aussitôt monté sur le trône, êtes les premiers responsables de ces morts et de ces blessés de toutes nationalités qui ont endeuillé les années 1804-1815, et il faut que vous ayez encore bien des choses sordides à dissimuler pour continuer de vous acharner ainsi contre un homme que vous n’avez jamais cessé d’insulter, de harceler, tout en poussant les autres à faire la guerre à votre place. »

Mais il ne faut compter, ni sur nos amis historiens bien connus, ni sur leurs meilleurs serviteurs, les journalistes « embedded » pour le faire connaître.

À nous donc de le faire suivre par tous les moyens à notre disposition pour lui offrir l’audience la plus large possible. Vous le devez, nous le devons à la mémoire de Napoléon 1er.

Merci à tous.


1- Il ne fallait surtout pas dire ou écrire ce que résume cette phrase : « Messieurs les Anglais, c’est bien vous qui avez tiré les premiers ».

2- Martial Lapeyre fut un ingénieur, un industriel, collectionneur et mécène français. À sa mort en 1984, il lègue sa fortune au Souvenir Napoléonien qui, en 1987, crée la Fondation Napoléon.


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